"Ce spectacle est dédié à tous les mineurs d’hier, d’aujourd’hui, d’ici et d’ailleurs" |
|||||||||||||||||||||||||||||
La
Cie Vita Nova |
|||||||||||||||||||||||||||||
Générique : En partenariat avec les villes de Lens, Auby, Gaggio Montano (Italie), Lachaux, le Printemps culturel du Valenciennois (Raismes, Quiévrechain, Haveluy), le musée de la Mine Jacques-Déramaux (Auchel), le Bassin minier UNESCO.
Synopsis : L’histoire part d’Italie, d’un petit village de montagne situé au Nord du pays. C’est la fin de la Seconde Guerre mondiale, nous sommes en octobre 1944. Le personnage principal est un très jeune Italien, un Arlequin, Nino. Il est l’aîné des garçons d’une famille de six enfants. Un drame familial va le contraindre à immigrer dans le Nord de la France, paradis rêvé, terre d’espoir et de travail. Son seul objectif et sa fierté : subvenir, « de là-bas », aux besoins de sa famille restée au pays. En quittant les siens, il ne sait absolument pas ce qui l’attend. Débarqué à Douai, Nino découvre la vie parquée et ghettoïsée dans les corons. Tout y est rangé, classé par nationalités. Lors de son arrivée, il est accueilli comme « logeux » chez des Polonais (Tata et Hélène), puis rencontre l’équipe de la taille Simone (le Vieux Louis, Ahmed, Alfred) et le Directeur, un diable qui n’a qu’un mot à la bouche : augmenter le rendement. Nino croise également le regard de Jeanine, la jeune lampiste, fille du Vieux Louis, le mineur ch’ti. Il se retrouve dans la « cage » avec ses partenaires d’extraction, dont le Ch’timi, qui n’a pas bon regard pour ces étrangers venus manger son pain blanc. Il lui faut pourtant les former, les accepter. Nino découvre vite que ce soi-disant paradis terrestre n’est autre qu’un enfer, un gouffre, la fin d’une première vie. S’il se lie immédiatement d’amitié avec Tata, Ahmed et Alfred, il est très vite confronté à la dureté de certains propos du Vieux. Heureusement, le sourire de Jeanine l’autorise à rêver d’un avenir plus joyeux. Le soir, Nino relate dans une correspondance imaginaire avec sa famille restée en Italie tout ce qu’il vit et rencontre dans les corons… Una storia : Tous deux dans le lit, j’ai 10 ans quand, pour m’endormir, mon
grand-père me raconte l’histoire de son immigration. Un grand nombre d’entre eux ne retourneront jamais dans leur pays d’origine… Les déracinés. Nino Ropa, mon grand-père, est de ceux-là. Mineurs du Nord, mineurs de France, ils ont écrit l’Histoire ouvrière de ce pays que portent encore aujourd’hui les enfants et les petits-enfants de ces gueules noires. Mineurs dell’arte raconte et met en lumière l’universalité
et l’intimité de ces gratteurs de fond. Avec humanité, humour, émotion et drôlerie tous viennent jouer la commedia au fond et au jour ! Stéphane Ropa
Mémoires… Histoires d’immigrés, histoires d’ouvriers, Mineurs dell’arte fait référence à l’Histoire de France, à ces Trente Glorieuses, au redressement d’une Europe à genoux après deux guerres sanglantes. C’est aussi une tentative de retrouver notre mémoire à travers la leur. Mémoires personnelles et collective, enfouies et reniées lors de la fermeture des puits français dans les années 1980. Il s’agit pour moi de me souvenir aussi de ces trente années passées comme régisseur, au service d’artistes et de leurs spectacles que j’aime tant. C’est ma première mise en scène, en tout cas la première que je signe. Ne vous inquiétez pas, ce ne sera pas un “spectacle de technicien”, j’aime trop les comédiens et les musiciens. On va rire, sourire, s’émouvoir et pleurer comme dans la vie, et j’espère au bout du compte, vous régaler. « Quand on n’a pas de mémoire, on n’a pas d’imagination, quand on n’a pas de mémoire, on ne peut pas rire, Monsieur ! »,j’essaierai de me souvenir de cette phrase de Ferdinand Faure *, de tout et du reste ! Philippe “Luigi” Olivier
Rien comme il faut Depuis plus d’un an, nous jouons, dans les salles de sport d’anciennes cités minières, un spectacle où deux comédiens interprètent seuls douze ou treize personnages, sans décor, sans accessoire, mais en plusieurs langues. Une pièce sur la mine, la vie (et la mort) au fond et dans les corons, la cruauté des rapports sociaux, les violences faites aux étrangers, l’angoisse des femmes qui attendent. Devant des ouvriers, des banlieusards – et de province, encore ! –, des chômeurs. Nous racontons leur histoire à d’anciens mineurs accompagnés de leurs épouses, et chaque représentation apporte ses exclamations, ses commentaires, « J’avais la même robe », « Je me rappelle la grève en 48 »… Le public de Mineurs dell’arte bouge, parle, réagit, se fait entendre comme il le faisait, dit-on, du temps de Molière. Nous avons la prétention de présenter un spectacle très simple, très beau, très intelligent, au public le plus difficile : celui qui ne va pas au spectacle. Et qu’il en sorte ému, éveillé, fier et joyeux. Nous ne faisons pas un théâtre convenable. Anne Dartigues Galerie de gueules noires : |
|||||||||||||||||||||||||||||
|
|||||||||||||||||||||||||||||