Souviens-toi de ton grand-père
Quand il allait à la fosse fier
Il souriait aux trieuses
Et saluait les galibots
Gentil, sympa, point de manières
Souviens-toi de ton grand-père
Qu’il adorait sa fosse
Souffrant de silicose
Tuant vite ses poumons
Avec pour seul horizon
Son terril, son tas d’charbon
Souviens-toi de ton grand-père
Poussant sa berline-wagon
Sous les yeux noirs du porion
Pourtant il n’avait d’envie
D’explorer d’autres nations
Il préférait son coron
Souviens-toi de ton grand-père
Il a vite rejoint la terre
Sa musette en souvenir
Sans briquet à contenir
Une tranche de vie unique
Que tu conserves nostalgique
Souviens-toi de ton grand-père
Les mineurs allaient dans la mine avec leurs briquets,
ils le mettaient dans la musette et après ils poussaient les berlines.
Les porions surveillaient les galibots. Ils habitaient dans le village,
ça s’appelait les corons.
Ils avaient des maladies, la silicose. Le chevalet tire l’ascenseur
pour qu’il aille chercher le charbon.
La salle des pendues était là où ils mettaient leurs habits
Les trieuses, elles triaient le charbon et mettaient de la graisse
sur le zizi de ceux qui arrivaient.
Flavie.
La mine et les mineurs
un briquet avec un chevalet
La berline avec une cuisine
La silicose Elle doute de quelque chose
Les corons ils ont la peau marron
la fosse où on trouve du charbon
et les trieuses elles attrapaient le galibot
pour mettre de la graisse sur le zizi du galibot
Melissa
Priscillia
Les galibots se
la jouent le 24
mars
Les
femmes à la mine : Dans les premiers temps des mines, elles étaient
employées sous terre pour tirer les wagonnets de charbon. Ensuite, elles
travaillaient essentiellement en surface. Trieuses : femmes ou jeunes
enfants qui trient le charbon de la terre avant le chargement. C’est
un travail dur qui demande de la résistance. A la lampisterie : les jeunes
filles remettent en échange d’un jeton numéroté, la lampe aux mineurs
qui descendent. Ceci permettait de connaître le nombre exact de mineurs
dans la mine et de connaître les manquants en cas d’accident. Les enfants : les galibots Ils sont toujours descendus très jeunes à la
mine. C’était une main d’œuvre bon marché, un appoint non négligeable pour
les familles. Ce n’est qu’en 1813, qu’une première loi interdit l’emploi
des enfants de moins de 10 ans ; Le galibot continuera à faire taire ses
peurs d’enfants et aux côtés du mineur, il continuera à apprendre le métier
en passant par tous les postes. Adolescent, il est hercheur. Il évacue
la houille et la terre, d’abord dans des paniers puis dans des wagonnets.
En 1804, un hercheur conduit 21 douzaines de paniers de 120 kg par jour,
soit un poids transporté de 30 tonnes sur 5 km. Informations compilées
sur la Toile.
L'exercice des
trieuses
LE
COIN DES GALIBOTPENSEURS
Qu’est-ce que le
briquet du mineur ?
« C’est le briquet de feu »selon Jordan /Evidemment,
ça nourrit son homme.
« On le met dans une musette, c’est comme le sac de
madame » Merci Stéphane déjà que pour eux je suis
une mémère ! Comment s’appelle
la maladie des mineurs ?
«Il tousse, c’est la cocycose » bien Valentin,
grâce à toi je vais aller au lit moins bête, tu m’as appris un nouveau
mot.
« Non, c’est la silicone » Ah oui ! Même à cette
époque on les faisait refaire. Aujourd’hui du grand Jordan Qu’est-ce que la salle des pendus ?
« On y pend les gens qui vont bientôt mourir » Oui Ronaldinio, on vit une
époque formidable.
Ateliers du 17
mars 2009, quelque chose se prépare…
Après la première séance du 10 mars 2009, les
élèves de 6ème ont écrit :
Vivre au collège Joliot Curie
On se sent pas trop mal au collège. On
veut réussir dans notre vie grâce à nos professeurs qui sont sympas.
Dans la classe on travaille mais des élèves sont assez casse-pieds, bavards
et ça gêne parfois.
Dans la cour,
des GRANDS nous embêtent, ils profitent de leur taille, ils nous disent
qu’on est des playmobiles et qu’on travaille mal parce qu’on est en SEGPA.
Madame dit qu’ils sont vraiment trop bêtes et de dire de telles âneries
les rend bien moins intelligents que nous.
Les sixièmes 6
LE COIN DES GALIBOTPOUETS
PORTRAIT DE NOTRE COMEDIEN
Stéphane est un grand Monsieur
Très gentil
Et adorable. Il
Porte une moustache.
Heureux nous sommes de l’
Avoir
dans notre classe. Il
Nous apprend le théâtre et la mine.
Et Mélissa
le trouve très beau.
LE COIN DES GALIBOTSOPHES
La liberté selon les élèves.
« Respirer c’est la liberté » pour Flavie
« La liberté, c’est se trouver un coin de nature » « La liberté c’est
d’avoir des grands rêves » La liberté c’est de ne pas être enfermé »
pour Mélissa « Ne sont pas libres ceux qui travaillent 24h/24 et ceux
qui sont en prison » pour Steeven
LE COIN DES GALIBOTPENSEURS
Qu’est-ce que la mine ?
« Le charbon, c’est pour le barbecue »selon Vincent /Evidemment, nous
n’avons pas les mêmes valeurs .
« On le met en paquet et on l’achète » Selon Flavie/ C’est
quand même plus pratique, on se salit moins, hein ma belle !!!
« Une mine, on tape dans un mur et on trouve peut-être de l’or » bravo
Flavie, tu me donneras l’adresse.
« On frappe avec des marteaux-piqueurs » Ok Steeven
mais gare aux éboulements et aux vibrations
Qui travaille à la mine ?
« Les mineurs » Bravo Jocia
« Les mineuses » Ok Ronaldinio de son petit surnom. Ouf on a échappé
aux minettes, merci !!!
« Moi j’ai été à Bellewarde » Dis donc Kathleen, je crois que les mineurs
auraient bien voulu y travailler.
Ces ateliers sont animés par Stéphane
Ropa, comédien, Patricia Tennerelli et mme Ramecourt, professeures au collège.
Mise en ligne Luigi.