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Irène
est la fille de Pierre et Marie Curie, découvreurs de la radio-activité.
Elle se marie à Frédéric Joliot et tous les deux vont continuer
l'œuvre de ses parents. En 1935 ils obtiennent ensemble le
Prix Nobel de chimie. En
savoir plus. et encore plus…
En 1945, ils participent grandement
à la fondation du CEA (Commissariat
à l'Energie Atomique) décidée par de Gaulle. Les premières mines
françaises d'uranium se trouvent à Lachaux
(63). L'uranium est un métal lourd, on le trie comme le minerai
d'or (orpaillage).
En secouant le minerai extrait de la galerie, on sépare l'uranium
de la terre et des cailloux qui l'entouraient par simple différence
de poids, puis on lave le minerai, et l'on se débarrasse de la
terre et des cailloux (appelés "stérile")
en le remettant dans les galeries en fin d'exploitation ou l'on
s"en sert comme remblai. Pour les mines de charbon ces "stériles"
sont les "terrils".
À Lachaux on crée donc une laverie
mécanique, qui va séparer le minerai du stérile en le secouant
sur d'énormes tables vibrantes, après l'avoir broyé. Mais le rendement
est très moyen, le minerai impur et l'industrie nucléaire française
a du mal à démarrer alors que l'on découvre de nombreux filons
radioactifs sur notre territoire… Irène Joliot-Curie va faire une
découverte fondamentale pour le développement de cette énergie.
Elle arrive à séparer l'uranium par un traitement chimique du minerai
qui sort des puits. On la voit ici dans la grand-rue de Lachaux
en 1947, visitant la division minière pour y construire la premire
laverie chimique expérimentale au lieu-dit chez
Rophin. Le résultat est conforme à ses espérances et la laverie
est en ordre de marche dès 1952. La France se lance dans la fabrication
de sa première pile nucléaire appelée Zoé (Z comme zéro,
O comme oxyde
d'uranium et E comme eau
lourde) et devient très rapidement une grande puissance atomique !
Dès le début des années 1960, Charles
de Gaulle revenu au pouvoir en 1958, va planifier la fermeture
des puits de charbon et la construction de nombreuses centrales
nucléaires, jugées plus "rentables" que les centrales
thermiques. Voilà comment les Joliot-Curie, sans le savoir ni le
vouloir, auront participé aux bouleversements économique et social
des régions carbonifères de France !
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